Observation des oiseaux en Casamance : un paradis ornithologique
Hérons, aigles pêcheurs, martins-pêcheurs et échassiers : pourquoi la Casamance est l'une des meilleures destinations d'Afrique de l'Ouest pour observer les oiseaux, et comment en profiter.
Pour un amateur d’oiseaux, la Casamance est une évidence. La combinaison de mangroves, d’estuaires, de vasières et d’îlots y crée une diversité d’habitats qui attire une avifaune exceptionnelle, résidente comme migratrice.
Pourquoi la région est si riche
Les zones humides sont les milieux les plus généreux en oiseaux, et la Casamance en regorge. À chaque marée, les vasières découvertes deviennent des garde-mangers pour les échassiers ; la mangrove abrite hérons et martins-pêcheurs ; les bancs de sable et les îlots servent de reposoirs à de grandes concentrations d’oiseaux d’eau. C’est aussi une étape sur les routes migratoires entre l’Europe et l’Afrique.
Ce que l’on peut voir
Sans prétendre à l’exhaustivité : hérons et aigrettes de plusieurs espèces, martins-pêcheurs colorés, l’aigle pêcheur africain et son cri caractéristique, pélicans, ainsi qu’une grande variété d’échassiers — barges, chevaliers, bécasseaux — particulièrement nombreux à marée basse. Les îlots du large peuvent accueillir des rassemblements impressionnants.
Comment observer
La meilleure approche est la même que pour découvrir la région : la pirogue, tôt le matin. On approche les oiseaux par l’eau, sans les déranger, dans la lumière douce de l’aube. Prévoyez des jumelles, un objectif si vous photographiez, et de la patience. Un piroguier qui connaît les sites fait toute la différence.
Depuis nos campements
L’isolement de Casa Crusoé, sur l’île d’Efrane, en fait un poste d’observation privilégié, au plus près de l’eau et loin de toute agitation. Et depuis Casa Star, à Elinkine, les bolongs et îlots voisins sont à portée de pirogue. À combiner avec les autres activités de la région.